Djack dans le répu

Source : http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2015/12/28/rombas-jacques-lechner-vole-en-harmonie-avec-la-nature

28/12/2015 à 18:03, actualisé à 18:05
 
 
 
 
 

Jacques Lechner est ingénieur à la retraite. Il habite Rombas depuis vingt ans. Sa passion : le modélisme. De nature discrète, il explique comment il en est venu à cette passion.

Vous êtes passé d’une passion à l’autre…

Jacques LECHNER : « La retraite est arrivée tranquillement, avec des soucis de santé. J’ai tout d’abord fait de la mécanique céleste (étude des mouvements des corps célestes), mais je me suis rendu compte que même en tant qu’ancien ingénieur, je n’arrivais plus à comprendre. Pourtant, cela me passionnait. Ensuite, j’ai fait de la généalogie durant trois ou quatre ans, dix heures par jour. C’est tout autre chose. C’est de la recherche. Cela correspondait à une démarche intellectuelle que j’avais décidé de faire. J’ai retrouvé 7 700 ancêtres et je suis remonté jusqu’en 1391, avec un médecin qui a croisé Charles VI et Jeanne d’Arc. J’étais totalement coupé du monde avec cette passion. »

Comment en êtes-vous venu au modélisme ?

« J’en avais déjà fait avec mon frère, Jean-Claude, dans les années 1960, dans un club à Saint-Maxe. J’en ai fait jusqu’à 16 ans. C’est un de mes amis, qui faisait du modélisme, qui m’a relancé. Et là, je suis tombé amoureux du modélisme. Cela fait maintenant deux ou trois ans. C’est reparti pour dix heures par jour ! Cela peut paraître beaucoup, mais j’ai 67 ans et il faut que j’avance vite, très vite. Je suis dans un club à Talange. Il y a une trentaine de licenciés. Certains font du bateau, d’autres de la voiture. J’ai une licence jusqu’à 25 kg (poids de la machine). Si on exerce en présence d’un public, il faut une licence spéciale. Avant je travaillais au club, maintenant je travaille énormément chez moi, où je mobilise une pièce. »

Concrètement, ça se passe comment ?

« Je suis non conventionnel. Je ne fais aucune compétition. Cela ne m’intéresse pas. Moi, j’ai abandonné le principe maquette. Je recherche la performance de l’avion. Avoir la réplique de tel engin ne m’intéresse pas. Pendant un an, j’ai cherché ce que je voulais. Cette année, j’ai trouvé. Je veux voler avec des avions d’une certaine dimension, 2,70 m d’envergure, mais lentement, en harmonie avec la nature, dans le calme. C’est une philosophie. À Trémery, on a un champ de 18 hectares. C’est extraordinaire. Je me suis retrouvé avec des buses. Elles ont suivi mon avion. C’est extraordinaire, car c’est exactement ce que je recherche. Mon avion ne dérangeait pas. Sur mes avions, il y a des moteurs pour pouvoir les monter très vite, et très haut. L’autre jour, il y avait un vol de grues qui passaient à 300 mètres. Je n’ai surtout pas voulu les déranger. J’ai donc arrêté mon vol à 200 mètres.

Quand mon avion vole, je suis dedans. J’aurais aimé être pilote quand j’étais gosse. Mais comme j’avais des lunettes, cela n’a pas été possible. »

 

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